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Acheter une maison aux Pays-Bas, en France ou à l'étranger en tant que Belge : avantages, risques et pièges fiscaux

Aydan Arabadzha
Aydan Arabadzha
8 min. de lecture
Acheter une maison aux Pays-Bas, en France ou à l'étranger en tant que Belge : avantages, risques et pièges fiscaux

Acheter une maison à l'étranger : pourquoi les Belges y pensent de plus en plus

De plus en plus de Belges se mettent à chercher un bien immobilier juste de l'autre côté de la frontière : une maison aux Pays-Bas pour des raisons de budget, un logement en France (Ardennes, Provence) pour le cadre de vie, ou encore un bien en Allemagne ou au Luxembourg comme investissement. Les motivations sont souvent très concrètes : espace, nature, moindre consommation d'énergie, ou tout simplement plus de maison pour le même prix.

Acheter à l'étranger ne se résume pourtant pas à des opportunités : cela comporte aussi des pièges juridiques, fiscaux et pratiques. Ce guide vous aide à voir clairement les principaux obstacles et avantages.


Les Belges peuvent-ils acheter un logement à l'étranger ?

En principe, oui. Au sein de l'UE, la libre circulation des capitaux s'applique : vous pouvez donc, en tant que Belge, acheter une maison aux Pays-Bas, en France, en Allemagne ou au Luxembourg sans autorisation particulière. Les étrangers ne font face à aucune restriction supplémentaire - pas plus que les propriétaires locaux.

Cela dit, chaque frontière apporte ses propres règles.


Acheter une maison aux Pays-Bas : ce qui attire les Belges

Les Pays-Bas constituent pour beaucoup de Belges la destination frontalière par excellence pour acquérir un bien. Les raisons :

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  • Des logements plus grands pour un prix comparable (surtout en Frise, Limbourg néerlandais, Brabant-Septentrional)
  • Un marché immobilier stable et un cadre juridique fiable
  • Un marché hypothécaire plus développé et des taux d'intérêt plus bas
  • Pas d'obligation de performance énergétique aussi stricte qu'en Belgique (les labels PEB y sont moins contraignants jusqu'en 2030)

Comment fonctionne l'achat aux Pays-Bas pour un Belge ?

Ce qui diffère par rapport à la Belgique :

  • Pas de notaire, mais un agent immobilier mandaté (les agents assurent eux-mêmes le traitement juridique de la transaction).
  • Pas de droits d'enregistrement, mais une taxe de transfert (overdrachtsbelasting) : environ 2 % pour les primo-accédants, 6 à 10,4 % pour les autres, selon la province et le profil de l'acheteur.
  • Marché hypothécaire : les banques néerlandaises ne sont pas toujours disposées à accorder des prêts aux étrangers, surtout pas sur la totalité du prix d'achat. Beaucoup exigent un apport personnel d'au moins 20 %.

Conséquences fiscales pour les Belges

C'est un point crucial, et c'est là que beaucoup de Belges font des erreurs :

  • Déduction des intérêts hypothécaires : si vous résidez aux Pays-Bas et y avez contracté un prêt hypothécaire (donc que vous y êtes enregistré), vous pouvez bénéficier de la déductibilité des intérêts. Mais dès que vous retournez en Belgique, cet avantage disparaît.
  • Taxes foncières / Précompte immobilier : les Pays-Bas ne connaissent pas d'impôt annuel sur la fortune, mais vous payez - selon la commune - des taxes sur le bien lui-même.
  • Déclaration à l'impôt sur le revenu : si vous êtes propriétaire du bien néerlandais sans le louer, vous n'avez en principe pas à déclarer de revenus locatifs. Mais votre inscription aux Pays-Bas en tant que propriétaire peut avoir des conséquences sur vos obligations fiscales en Belgique.

Important : avant d'acheter aux Pays-Bas, consultez votre conseiller fiscal pour évaluer les répercussions sur votre situation globale en tant que contribuable belge - surtout si vous êtes encore domicilié en Belgique.


Acheter une maison en France : luxe et espace - mais une fiscalité complexe

La France attire de nombreux Belges, surtout pour des résidences secondaires. Les raisons :

  • Beaucoup de maison pour le prix, surtout en Dordogne, Limousin ou en dehors de la Côte d'Azur
  • Un meilleur climat, beaucoup d'ensoleillement
  • Des villages tranquilles et des espaces plus vastes qu'en Belgique

Le processus d'achat en France

La France fonctionne comme la Belgique avec un notaire (notaire), ce qui vous semblera familier. Les frais :

  • Droits de mutation : environ 5,7 % du prix d'achat (dans le cadre des « frais de notaire » totalisant 7 à 8 %)
  • Honoraires du notaire : généralement 2 à 3 % (plus élevés qu'en Belgique)
  • Frais d'acquisition totaux : 7 à 8 % (nettement plus qu'en Belgique)

Les impôts annuels en France

C'est là que les choses se compliquent :

  1. Taxe foncière (impôt foncier à charge du propriétaire) : annuelle, variable selon la localisation, elle peut atteindre plusieurs milliers d'euros par an. À Paris, elle est par exemple bien plus élevée qu'à la campagne.
  2. Taxe d'habitation (part utilisateur) : également annuelle, calculée sur la valeur locative. Vous pouvez l'éviter en louant le bien ou en le déclarant comme résidence de vacances.
  3. Impôt sur la fortune immobilière (IFI) : la France taxe le patrimoine immobilier mondial dès qu'il dépasse 1,3 million d'euros. Si vous possédez une maison en France en plus d'un bien belge, cela peut entrer en ligne de compte.

Revenus locatifs : 49 % d'imposition !

Si vous louez votre bien français, la situation devient très complexe :

  • Location ordinaire à des fins commerciales : vous payez 49 % d'impôts et de charges sociales sur les revenus locatifs bruts - sauf si vous obtenez la classification gîte ou chambre d'hôtes. Dans ce cas, le taux tombe à 5,6 % (bien plus favorable), mais cette démarche passe par une procédure administrative complexe.

Cela rend une résidence secondaire française très peu attractive pour un rendement locatif passif.

Double imposition : Belgique + France

C'est là que se cache un risque majeur :

  • La Belgique impose vos revenus mondiaux : vos revenus locatifs provenant de France sont également imposés en Belgique (via le système du revenu cadastral).
  • La France impose également : les revenus locatifs, l'IFI, la taxe foncière.

La France et la Belgique ont conclu une convention préventive de la double imposition, mais :

  • La convention est ancienne et n'est pas toujours d'une grande clarté.
  • Depuis 2023, une nouvelle convention franco-belge est en vigueur, qui a modifié certaines dispositions relatives aux pensions et à la fiscalité du patrimoine.

Résultat : vous risquez d'être imposé dans les deux pays. Faites impérativement calculer cela par un conseiller fiscal avant de prendre votre décision.


Contracter un prêt hypothécaire à l'étranger : bien plus difficile

C'est un obstacle pratique de taille :

  • Les banques néerlandaises : n'accordent généralement pas de prêt hypothécaire aux Belges, et certainement pas sur la totalité du prix d'achat. Certaines exigent que vous résidiez et travailliez déjà aux Pays-Bas.
  • Les banques françaises : accordent bien des prêts aux étrangers, mais à des conditions plus strictes et à des taux plus élevés (+0,5 à 1 % par rapport aux résidents locaux).
  • Les banques belges : certaines financent des biens belges au-delà de la frontière, mais pas des biens étrangers.

En pratique : beaucoup de Belges achètent un bien à l'étranger en épargnant d'abord pour payer comptant, ou en passant par leur propre banque avec des conditions préférentielles.


Conventions préventives de la double imposition : pas une protection automatique

Point essentiel :

  • La Belgique et la France ont signé une convention préventive de la double imposition, mais celle-ci n'empêche pas automatiquement la double imposition - elle fixe seulement un cadre général.
  • Convention Pays-Bas - Belgique : nettement plus claire, mais là aussi, les détails doivent être correctement pris en compte.
  • Travailleurs frontaliers : si vous travaillez aux Pays-Bas et résidez en Belgique (ou inversement), vous devez savoir avec certitude dans quel pays vous payez vos impôts - il existe parfois des régimes favorables.

Faites toujours analyser la situation au préalable par un conseiller fiscal spécialisé en immobilier transfrontalier. Cela peut vous faire économiser des dizaines de milliers d'euros d'impôts par la suite.


Check-list pratique : acheter soi-même un bien à l'étranger ?

Avant de franchir le pas :

  • ✓ Consultez un conseiller fiscal dans les deux pays (indispensable !).
  • ✓ Interrogez un agent immobilier ou un notaire local sur la réglementation et les usages.
  • ✓ Organisez le financement hypothécaire à l'avance (bien plus difficile qu'en Belgique).
  • ✓ Comprenez les frais annuels et les impôts (pas seulement le prix d'achat).
  • ✓ Vérifiez la convention préventive de la double imposition pour votre situation spécifique.
  • ✓ Soyez prudent avec les revenus locatifs (très défavorable en France).
  • ✓ Assurez-vous d'une protection juridique solide (agent, notaire, juriste).

Les Pays-Bas comme investissement pour les Belges : pourquoi c'est intéressant ?

Si vous envisagez d'investir aux Pays-Bas :

  • Pas d'impôt annuel sur la fortune (pas de prélèvement annuel sur la valeur du bien)
  • Marché stable
  • Réglementation PEB moins stricte
  • Des prix parfois inférieurs à ceux de la Wallonie ou de Bruxelles (hors Randstad)

Mais :

  • Financement hypothécaire plus difficile en tant qu'étranger
  • Le rendement locatif est généralement plus faible (et les Belges paient des impôts dans les deux pays)
  • Le traitement juridique de la transaction est différent (pas de notaire, mais un agent mandaté)

Pour un pur investissement aux Pays-Bas en tant que Belge, le rendement et la charge fiscale ne sont pas toujours plus attractifs qu'avec un bien immobilier belge.


Conclusion : acheter à l'étranger, c'est possible - mais cela demande une bonne préparation

Acheter une maison à l'étranger peut être à la fois avantageux et très complexe, selon l'endroit, la façon dont vous procédez et vos motivations. Les Pays-Bas offrent des avantages pratiques (logements plus grands, meilleures conditions hypothécaires pour les résidents) ; la France séduit par l'espace et le cadre de vie, mais s'accompagne d'une fiscalité complexe.

Le facteur décisif : la planification fiscale et la préparation juridique. Investissez-y dès le départ, et évitez de découvrir trop tard que vous êtes redevable d'impôts à la fois en Belgique et à l'étranger - cela peut s'avérer financièrement désastreux.

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L'immobilier au-delà des frontières est une piste intéressante, mais uniquement avec une préparation sérieuse et les bons conseillers.

Aydan Arabadzha

Aydan Arabadzha

Oprichter & Strategist

"Entrepreneur technologique et stratège axé sur la transformation numérique du secteur immobilier."

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