ImmoMakelaarVergelijker
Aankopen

Droits de succession - Part de l'enfant survivant en Belgique

Aylin Mustafa
Aylin Mustafa
11 min. de lecture
Droits de succession - Part de l'enfant survivant en Belgique

La réponse en bref

La part de l'enfant survivant est un régime successoral spécial en Belgique permettant à un enfant (généralement le survivant/soignant) de conserver la maison familiale sous certaines conditions.

En résumé :

  • La maison familiale ne va PAS à tous les enfants à parts égales (succession ordinaire)
  • Un enfant peut conserver la maison et indemniser les autres
  • Cet enfant bénéficie d'avantages (droits de succession réduits, report de paiement)
  • Mais c'est complexe - nombreuses conditions

Ce guide explique comment cela fonctionne, quels sont les avantages, comment réduire les droits de succession et ce qu'il faut prévoir.


1. Qu'est-ce que la part de l'enfant survivant ?

Le concept :

La part de l'enfant survivant = un régime successoral spécial permettant à un enfant de conserver la maison familiale plutôt que de la vendre et d'en diviser le produit.

✦ 100% gratuit & Sans engagement

Vendez votre bien avec le meilleur agent

Comparez gratuitement le top 3 des agents de votre région et économisez sur la commission.

Comparer les agents →

Succession ordinaire (SANS part de l'enfant survivant) :

Un parent décède en laissant 2 enfants :

  • Maison d'une valeur de 300 000 €
  • Enfant 1 hérite : 150 000 €
  • Enfant 2 hérite : 150 000 €

Problème :

  • La maison doit être vendue (pour permettre le partage)
  • OU : un enfant doit verser 150 000 € à l'autre

Avec la part de l'enfant survivant :

Un parent décède en laissant 2 enfants :

  • Maison d'une valeur de 300 000 €
  • Enfant 1 (survivant) : conserve la maison (300 000 €)
  • Enfant 2 : reçoit 150 000 € en argent (ou une quote-part)

Avantage :

  • La maison ne doit pas être vendue
  • Le survivant peut continuer à y habiter
  • Droits de succession réduits

2. Les conditions - qui peut en bénéficier ?

C'est CRUCIAL. Ce régime n'est pas accessible à tout le monde !

Condition 1 : l'enfant AÎNÉ (ou le survivant)

Cela varie selon la région :

  • Flandre : traditionnellement l'aîné
  • Bruxelles : le survivant
  • Wallonie : traditionnellement l'aîné
  • Des variantes existent selon la région !

Vérifiez la législation applicable à votre région !


Condition 2 : il doit s'agir de la MAISON FAMILIALE

Ce qui est autorisé :

  • ✅ La maison où le parent réside
  • ✅ L'unique bien immobilier du parent
  • ✅ Le logement familial

Ce qui n'est PAS autorisé :

  • ❌ Une résidence secondaire ou de vacances
  • ❌ Un bien de rapport
  • ❌ Des actions ou de l'argent (uniquement de l'immobilier)

Condition 3 : l'enfant doit occuper le bien

L'enfant doit :

  • ✅ Occuper lui-même la maison (comme logement)
  • ✅ Ne pas la mettre en location (dans certaines régions)
  • ✅ En faire sa résidence principale

Condition 4 : conditions financières

Selon la région :

  • Le parent doit avoir détenu le bien depuis un certain pourcentage minimal
  • L'enfant doit y avoir résidé pendant une durée déterminée
  • Les dettes doivent être apurées

3. Exemple concret - comment ça fonctionne

Scénario : une famille en Flandre

Données :

  • La mère décède
  • La mère possédait une maison d'une valeur de 300 000 € (dette : 0 €)
  • La mère avait 2 enfants
  • Enfant 1 (survivant) : habite dans la maison depuis 20 ans
  • Enfant 2 : habite ailleurs

Succession ordinaire (SANS part de l'enfant survivant) :

ÉlémentMontant
Valeur de la maison300 000 €
Droits de succession (3% en Flandre)9 000 €
Frais de notaire (1,5%)4 500 €
Disponible après frais286 500 €
Enfant 1 hérite143 250 €
Enfant 2 hérite143 250 €

Problème : la maison doit être vendue OU l'enfant 1 doit verser 143 250 € à l'enfant 2


Avec la part de l'enfant survivant :

ÉlémentMontant
Valeur de la maison300 000 €
Report de paiement (kindsloon)Possible !
Enfant 1 : conserve la maison300 000 €
Enfant 2 : reçoit en argent150 000 €
Droits de succession sur la part de l'enfant 1Réduits !
Droits de succession sur la part de l'enfant 2Normaux

Avantage :

  • Enfant 1 : conserve la maison
  • Enfant 1 : peut reporter le paiement (kindsloon)
  • Enfant 1 : peut échelonner les droits de succession
  • La maison ne doit pas être vendue

4. Les droits de succession avec la part de l'enfant survivant - comment ça marche ?

C'est là que les choses se compliquent !

Le calcul varie selon la région

Flandre :

La part de l'enfant survivant bénéficie d'avantages :

  • Droits de succession réduits sur la partie reportée
  • Possibilité d'étaler le paiement
  • Intérêts faibles (voire nuls)

Droits de succession bruts : 3% (taux ordinaire)
Avec report (kindsloon) : peut être réduit !


Bruxelles :

  • Droits de succession sur la part de l'enfant : 3%-9% (selon le montant)
  • Droits de succession ordinaires : 3%-9%
  • L'avantage est moins évident

Wallonie :

  • Selon la région
  • La part de l'enfant peut offrir des avantages
  • Intérêts sur report faibles

Exemple de calcul (Flandre) :

La mère décède, 2 enfants, maison à 300 000 € :

EnfantQuote-partBase imposableDroits de succession (3%)Report ?
Enfant 1 (survivant)Maison : 300 000 €300 000 €9 000 €Possible !
Enfant 2Argent : 150 000 €150 000 €4 500 €Non
TOTAL13 500 €

Avec report (kindsloon) :

  • L'enfant 1 peut reporter 9 000 € de droits de succession
  • Remboursement sur 10 à 20 ans
  • Intérêts faibles (voire nuls)

Cela libère de la trésorerie !


5. Le kindsloon - comment reporter le paiement

C'est l'un des grands atouts de ce régime !

Qu'est-ce que le kindsloon ?

Le kindsloon = la possibilité de reporter le paiement des droits de succession et des dettes et de les rembourser sur plusieurs années.

Conditions :

  • ✅ La maison ne peut pas être vendue
  • ✅ L'enfant doit l'occuper lui-même
  • ✅ Les dettes doivent être apurées
  • ✅ Les autres héritiers doivent donner leur accord (!)

Pendant combien de temps peut-on reporter ?

Flandre : jusqu'à 10-15 ans
Bruxelles : jusqu'à 5-10 ans
Wallonie : jusqu'à 10 ans (selon les cas)


Intérêts sur le report :

Faibles ! En général :

  • 0% à 2% d'intérêts par an
  • C'est BIEN inférieur à un crédit hypothécaire !
  • C'est BIEN inférieur à un crédit bancaire ordinaire !

Exemple :

  • Droits de succession : 10 000 €
  • Report : 10 ans
  • Intérêts : 1%
  • Charge mensuelle : ±95 €/mois (très abordable !)

6. Comment introduire une demande de part de l'enfant survivant - étapes pratiques

Étape 1 : consulter un notaire

  • Dites : "Mon parent est décédé"
  • Dites : "Je souhaite bénéficier de la part de l'enfant survivant"
  • Le notaire vous conseille sur la faisabilité

Coût : 0 € (consultation)


Étape 2 : rassembler les documents

  • Testament (copie)
  • Titres de propriété du bien
  • Estimation du bien (récente)
  • Déclaration de propriété (absence de dettes ?)
  • Pièces d'identité de tous les héritiers

Étape 3 : négocier avec les héritiers

C'est une étape cruciale :

  • Les autres héritiers DOIVENT donner leur accord
  • Vous pouvez conserver la maison
  • Ils doivent être indemnisés
  • Le kindsloon doit être convenu

Où négocier :

  • Le notaire peut vous y aider
  • Ou lors de discussions privées en famille

Étape 4 : déclaration de succession avec demande de part de l'enfant survivant

  • Le notaire dépose la demande de "part de l'enfant survivant"
  • L'administration fiscale examine le dossier
  • Décision rendue généralement en 2 à 4 semaines

Étape 5 : établir un plan de remboursement

  • Le notaire établit le plan de remboursement
  • Remboursement annuel
  • Taux d'intérêt fixé
  • Toutes les parties signent

7. Les avantages de la part de l'enfant survivant - pourquoi y recourir ?

Avantage 1 : CONSERVER LA MAISON

  • ✅ Vous n'avez pas à vendre la maison
  • ✅ Vous pouvez continuer à vivre là où vous vivez
  • ✅ La valeur sentimentale est préservée
  • ✅ Pas de stress lié au marché immobilier

Avantage 2 : ÉCONOMISER DE L'ARGENT

  • ✅ Droits de succession réduits (parfois)
  • ✅ Pas de commission d'agence (pas de vente)
  • ✅ Pas de frais de notaire liés à la vente
  • ✅ Économie totale possible : 20 000 € à 50 000 € !

Avantage 3 : REPORT DE PAIEMENT

  • ✅ Les droits de succession peuvent être reportés
  • ✅ Intérêts faibles (0 à 2%)
  • ✅ Étalement sur 10 à 15 ans
  • ✅ Plus de temps pour constituer une épargne

Avantage 4 : SUCCESSION SIMPLIFIÉE

  • ✅ Pas de partage complexe
  • ✅ L'autre héritier reçoit de l'argent
  • ✅ Administration simplifiée
  • ✅ Moins de conflits familiaux

8. Les inconvénients de la part de l'enfant survivant - attention !

Inconvénient 1 : LES AUTRES HÉRITIERS PEUVENT REFUSER

  • ❌ Ils doivent donner leur accord
  • ❌ Ils peuvent poser des conditions
  • ❌ Une négociation est nécessaire
  • ❌ Cela peut devenir compliqué

Inconvénient 2 : VOUS DEVEZ PAYER

  • ❌ Les droits de succession doivent être payés (report, mais pas exonération)
  • ❌ Les dettes doivent être remboursées
  • ❌ Les autres héritiers doivent être indemnisés

Vous risquez la faillite si vous n'êtes pas en mesure de payer !


Inconvénient 3 : LE BIEN RESTE GREVÉ

  • ❌ Un crédit hypothécaire peut être impossible (le bien serait saisi par la banque !)
  • ❌ Des dettes pèsent sur le bien (droits de succession)
  • ❌ Vous devez rembourser, pas contracter une hypothèque

Inconvénient 4 : CONFLITS FAMILIAUX

  • ❌ Les autres héritiers peuvent ressentir de la jalousie
  • ❌ "Pourquoi est-ce toi qui obtiens la maison ?"
  • ❌ Cela peut engendrer des disputes familiales

9. Scénarios concrets - ce qui peut mal tourner

Scénario 1 : l'enfant ne peut pas payer

Situation :

  • L'enfant conserve la maison (part de l'enfant survivant)
  • Droits de succession : 15 000 € (report sur 10 ans)
  • Charge mensuelle : 125 €
  • L'enfant perd son emploi

Conséquence :

  • L'enfant ne peut plus payer
  • La dette peut augmenter (intérêts)
  • L'enfant risque de perdre la maison
  • Risque de faillite

C'est un RISQUE réel !


Scénario 2 : l'autre héritier réclame la plus-value

Situation :

  • L'enfant conserve la maison (300 000 €)
  • L'autre héritier reçoit de l'argent (150 000 €)
  • 5 ans plus tard : la maison vaut 400 000 €
  • L'autre héritier : "C'est injuste !"

Conséquence :

  • Litige sur la plus-value
  • Procédures judiciaires
  • La maison pourrait finalement devoir être vendue
  • Beaucoup de stress et de frais

Scénario 3 : l'enfant souhaite vendre plus tard

Situation :

  • L'enfant conserve la maison (part de l'enfant survivant)
  • 5 ans plus tard : l'enfant veut déménager
  • L'enfant veut vendre la maison

Conséquence :

  • La dette doit être remboursée immédiatement (fin du kindsloon)
  • L'enfant doit régler l'intégralité des sommes dues
  • Cela peut poser des problèmes

10. Les alternatives - d'autres options

Option 1 : succession ordinaire (vente de la maison)

  • La maison est vendue
  • Le produit est partagé
  • Chacun reçoit sa part
  • L'enfant doit se loger ailleurs

Avantage : simple et clair
Inconvénient : perte de la maison, frais élevés


Option 2 : racheter la part du frère ou de la sœur

  • La maison n'est pas soumise au régime de la part de l'enfant survivant
  • Vous rachetez la part de votre frère ou sœur
  • Vous héritez de la maison normalement
  • Vous devez disposer de fonds (crédit hypothécaire ?)

Avantage : simple
Inconvénient : vous devez disposer des fonds nécessaires


Option 3 : la maison au nom de tous les héritiers

  • Le bien est en indivision
  • Tous les héritiers sont copropriétaires
  • Difficulté : qui peut y habiter ?
  • Qui prend en charge les frais d'entretien ?

Avantage : propriété partagée
Inconvénient : très compliqué


11. Planification intelligente - comment optimiser la part de l'enfant survivant

Conseil 1 : établir un testament

Le parent doit :

  • Rédiger un testament
  • Y mentionner explicitement : "Je souhaite recourir à la part de l'enfant survivant"
  • Désigner quel enfant (le survivant ?)
  • Faire appel à un notaire

Cela évite bien des complications par la suite !


Conseil 2 : négocier tôt

Ne pas attendre le décès :

  • Parlez-en maintenant avec vos frères et sœurs
  • "Maman veut utiliser la part de l'enfant survivant"
  • Trouvez un accord sur les sommes
  • Pas de mauvaises surprises plus tard

Beaucoup de stress évité !


Conseil 3 : constituer une réserve financière

  • Constituez une épargne
  • Préparez-vous aux charges mensuelles
  • Fixez le taux d'intérêt (faible !)
  • Sachez ce que vous pouvez vous permettre de payer

Conseil 4 : consulter un professionnel du droit

  • Consultez un notaire
  • Consultez un avocat (en cas de conflit ?)
  • Coût : 200 € à 500 € pour une consultation
  • Cela peut vous éviter des milliers d'euros de frais par la suite !

12. Récapitulatif : droits de succession et part de l'enfant survivant

Points essentiels :

  1. La part de l'enfant survivant = un régime successoral spécial
  • Un enfant conserve la maison familiale
  • Les autres héritiers reçoivent de l'argent
  • Ce régime n'est pas accessible à tous
  1. Conditions :
  • ✅ Maison familiale (pas une résidence secondaire)
  • ✅ L'enfant doit l'occuper lui-même
  • ✅ Les autres héritiers doivent donner leur accord
  • ✅ Règles propres à chaque région
  1. Droits de succession :
  • Peuvent être réduits (selon la région)
  • Kindsloon : report du paiement (10 à 15 ans)
  • Intérêts faibles (0 à 2%)
  1. Avantages :
  • ✅ Conserver la maison
  • ✅ Économiser sur les frais
  • ✅ Reporter le paiement
  • ✅ Succession simplifiée
  1. Inconvénients :
  • ❌ Les autres héritiers peuvent refuser
  • ❌ Vous devez payer (report, pas exonération)
  • ❌ Peut engendrer des conflits familiaux
  • ❌ Risque de faillite (si vous ne pouvez pas payer)
  1. Étapes pratiques :
  • Rédiger un testament
  • Consulter un notaire
  • Négocier avec les héritiers
  • Établir un plan de remboursement
  1. Planification intelligente :
  • Établir un testament
  • Négocier tôt
  • Constituer une réserve financière
  • Consulter un professionnel du droit

Règle d'or : la part de l'enfant survivant est une EXCELLENTE option si vous pouvez payer et que les autres héritiers sont d'accord. ATTENTION : veillez à ne pas vous mettre en situation de faillite !


Prochaine étape

Vous êtes parent ou héritier concerné par ce régime ?

  1. Parlez-en à un notaire
  2. Négociez avec votre famille
  3. Vérifiez le testament
  4. Préparez un plan de remboursement
  5. Faites appel à un conseil juridique si nécessaire

Bonne chance !

Aylin Mustafa

Aylin Mustafa

Content & Customer Experience

"Experte en immobilier axée sur le contrôle de la qualité et les partenariats stratégiques."

Voir tous les articles
Demande reçue !

Prêt à trouver le meilleur agent ?

Rejoignez plus de 10 000 Belges qui ont déjà économisé grâce à notre comparateur.