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Réglementation

Vendre une maison sans permis d'urbanisme pour une transformation : que faire ?

Aydan Arabadzha
Aydan Arabadzha
6 min. de lecture
Vendre une maison sans permis d'urbanisme pour une transformation : que faire ?

Vous souhaitez vendre votre maison sans permis d'urbanisme pour une transformation ? En Belgique, ce n'est pas interdit. Cela devient en revanche un problème si vous le taisez. Une extension, un garage réaménagé ou une lucarne supplémentaire sans permis finit tôt ou tard par apparaître chez le notaire. Cet article explique ce que vous devez déclarer en tant que vendeur en Flandre, quelles options s'offrent à vous et comment éviter que la vente ne bloque au dernier moment.

Quand avez-vous réellement besoin d'un permis ?

Depuis 2018, le permis d'urbanisme s'appelle officiellement en Flandre le permis d'environnement pour actes urbanistiques. Dans le langage courant, l'ancien nom reste d'usage. Un permis est requis pour les travaux qui modifient le volume, la fonction ou la structure d'un bâtiment : une extension ou une véranda, un étage supplémentaire, un garage transformé en pièce de vie, la division d'une habitation en plusieurs logements ou la pose d'une grande lucarne.

Tout n'est pas soumis à permis. L'arrêté flamand relatif aux dispenses autorise une série de petits travaux sans permis, comme des transformations intérieures sans intervention dans la structure portante ou une petite annexe dans le jardin dans certaines dimensions. Vous hésitez pour un abri de jardin ou une remise ? Lisez notre article sur la taille maximale d'un abri de jardin sans permis.

Point important : des travaux qui étaient soumis à permis à l'époque restent non autorisés, même si vous avez acheté la maison plus tard et que c'est l'ancien propriétaire qui a réalisé la transformation. En tant que propriétaire, vous héritez de la situation.

Ce que vous devez obligatoirement déclarer en tant que vendeur

Le Code flamand de l'aménagement du territoire impose au vendeur une obligation d'information. L'annonce comme le compromis de vente doivent notamment indiquer si un permis d'urbanisme ou un permis d'environnement a été délivré pour le bien, quelle est sa destination urbanistique et si une mesure de réparation judiciaire ou une mesure administrative a été imposée.

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Votre notaire demande en outre les renseignements urbanistiques à la commune et consulte le registre des permis. Une transformation qui n'y figure pas, mais qui est visible sur des plans, des photos ou lors d'une visite, est donc généralement repérée. Le cadastre peut lui aussi donner une image différente de la situation réelle.

Si vous taisez une infraction urbanistique dont vous aviez connaissance, vous risquez que l'acheteur demande plus tard la résolution ou l'annulation de la vente, ou réclame des dommages et intérêts. Une déclaration correcte dans le compromis vous protège, même si la situation n'est pas idéale. Pour les autres pièces nécessaires, consultez notre aperçu des documents pour la vente d'une habitation.

Votre transformation est-elle peut-être malgré tout réputée autorisée ?

Pour les constructions plus anciennes, la Flandre connaît la présomption de permis. Les constructions érigées avant le 22 avril 1962 sont réputées autorisées. Pour les constructions érigées entre cette date et l'entrée en vigueur du plan de secteur dans votre zone, il existe une présomption que les autorités peuvent réfuter sous certaines conditions. Pour les transformations postérieures au plan de secteur, cette présomption ne joue pas.

Il vaut donc la peine de vérifier d'abord quand les travaux ont été réalisés exactement. D'anciennes photos aériennes, des factures, les plans de construction d'origine et les données du registre des permis vous y aideront. Le service de l'aménagement du territoire de votre commune peut vous dire quels permis sont connus pour votre adresse. Via l'Omgevingsloket des autorités flamandes, vous retrouvez les dossiers plus récents.

Si votre habitation se situe à Bruxelles ou en Wallonie, d'autres règles et d'autres délais s'appliquent. Renseignez-vous alors auprès de la commune ou du notaire sur la législation régionale.

Vos options : régulariser, remettre en état ou vendre en l'état

En tant que vendeur, vous avez en gros trois possibilités.

1. Régulariser avant la vente. Vous demandez après coup un permis d'environnement pour les travaux déjà réalisés. Ce n'est possible que si la transformation respecte les règles et les plans actuels. Il vous faut généralement un architecte qui mesure et dessine la situation existante. Comptez quelques mois de délai, car la commune traite une régularisation comme une demande ordinaire. L'avantage : vous vendez un bien sans points d'interrogation, ce qui donne le plus souvent le meilleur prix.

2. Rétablir la situation d'origine. Si la transformation ne respecte pas les règles, la régularisation n'est pas possible. Vous pouvez alors défaire les travaux. Cela coûte de l'argent et n'a pas toujours de sens, mais cela peut sauver une vente si les acheteurs risquent sinon de se désister.

3. Vendre en l'état, avec une déclaration complète. Vous pouvez aussi vendre l'habitation telle quelle, à condition que l'acheteur soit correctement informé au préalable et que le compromis indique clairement qui supporte le risque. L'acheteur reprend alors la régularisation ou la remise en état. Attendez-vous toutefois à ce que cela se répercute sur le prix et à ce que certains prêteurs se montrent réticents.

Ce qu'une infraction urbanistique fait à votre prix de vente

Une transformation sans permis reste rarement sans effet sur le prix. Un acheteur intègre dans son offre le coût d'un architecte, le délai d'une régularisation et le risque d'un refus. Pour une chambre supplémentaire ou une pièce de vie dans le garage sans permis, un acheteur peut aussi estimer que cet espace ne compte pas juridiquement comme surface habitable.

C'est pourquoi une estimation réaliste de votre habitation dans sa situation juridique actuelle a tout son sens. Un agent immobilier expérimenté connaît la pratique communale et peut évaluer si une régularisation vaut la peine par rapport à une baisse de prix. Faites réaliser une estimation gratuite et mentionnez d'emblée la transformation, pour que le chiffre soit juste. Vous souhaitez l'accompagnement d'un spécialiste local ? Comparez jusqu'à 3 agents immobiliers agréés IPI dans votre région.

Questions fréquentes

Puis-je vendre une maison avec une transformation sans permis ?

Oui. La vente n'est pas interdite, mais vous devez informer correctement l'acheteur. L'obligation d'information prévue par le Code flamand de l'aménagement du territoire exige que la situation urbanistique figure dans l'annonce et dans le compromis. Garder le silence peut entraîner la résolution de la vente ou des dommages et intérêts.

Suis-je responsable si l'ancien propriétaire a transformé sans permis ?

La situation non autorisée suit le bien. En tant que propriétaire actuel, vous devez déclarer ce que vous savez. Si vous avez vous-même acheté l'habitation avec une transformation sans permis, consultez votre propre acte d'achat : il mentionne souvent déjà comment la situation urbanistique était décrite à l'époque.

Combien de temps dure une régularisation en Flandre ?

Une régularisation est une demande ordinaire de permis d'environnement. En comptant la préparation par un architecte, la démarche prend souvent quelques mois. Le délai exact dépend de la procédure et de votre commune.

Le notaire remarque-t-il une transformation sans permis ?

Le plus souvent, oui. Le notaire demande les renseignements urbanistiques et les compare à la description du bien. Les écarts entre le registre des permis, le cadastre et la situation réelle apparaissent ainsi, souvent juste avant le compromis.

Pour conclure : d'abord les faits, ensuite la stratégie de vente

Une transformation sans permis ne doit pas forcément bloquer votre vente. Ce qui pose problème, c'est un acheteur qui ne l'apprend que chez le notaire. Vérifiez donc d'abord quand les travaux ont été réalisés et ce que la commune sait de votre bien. Décidez ensuite si vous régularisez, remettez en état ou vendez à un prix adapté. Un agent immobilier qui connaît la pratique locale vous aide à faire ce choix et à informer correctement l'acheteur. Comparez gratuitement et sans engagement jusqu'à 3 agents immobiliers et lancez votre vente avec un dossier clair.

Aydan Arabadzha

Aydan Arabadzha

Oprichter & Strategist

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"Entrepreneur technologique et stratège axé sur la transformation numérique du secteur immobilier."

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